Les 21h de splash de Montréal









Vu que je vais passer les 8 prochains mois au Canada, je me suis dit que c'était l'occasion de faire les courses qu'il y a dans les parages. La première sera : les 24heures de Montréal. Le début des hostilités est lancé vendredi 2 septembre à 20h dans le parc Faubourg avec la Friday Night Skate. Une randonnée touristique dans les rues de la plus grosse ville francophone du pays. Ici les "patins à roues alignées" sont considérés comme des cyclistes. Nous devons donc rouler sur les pistes cyclables et respecter les "lumières" (les feux). Nous parcourons 10km. Le circuit passe par le vieux port, le centre ville et la place des arts. Il y a une invasion de français entre ceux venus pour la course et ceux qui ont décidé de s'installer ici. L'ambiance est bon enfant et l'on passe un bon moment ! Direction ensuite un restaurant, histoire de boire un petit verre (que serait une rando sans un tour au bar après !) et manger un bout pour ceux qui ne l'ont pas fait avant.

Le lendemain, le rendez-vous est donné sur le circuit Gilles Villeneuve non pas pour le départ des 24 heures mais pour le "sprint". Il s'agit en fait d'une course d'obstacle par groupe de 4, d'une course de 300m aussi par 4, d'un tour de circuit contre la montre et d'un tour de circuit tous ensemble. Vu que je ne vais pas pouvoir rouler de l'hiver, j'ai eu envie de m'engager là-dedans aussi. Et puis, ça me fait oublier que je ne peux pas être au lugdu cette année. J'ai fait "ma Samir", je ne suis arrivée que 10 minutes avant le départ, parce que je me suis levée un peu tard et je ne m'attendais pas à une si longue marche en sortant du metro ! La chaleur ici est insoutenable ! J'aimerais mieux aller me baigner dans le saint Laurent que de chausser les patins mais je suis inscrite alors je n'ai plus le choix ! L'après-midi commence par la course d'obstacle. Chez les séniors élites femmes nous ne sommes que deux partantes, la capitaine des poulettes sur roulettes et moi. Elle est beaucoup plus forte que moi donc je préfère y aller tranquillement plutôt que de risquer la chute à essayer de la suivre. L'exercice est assez périlleux : on commence par une petite barre à sauter, suivi par deux virages très serrés et une série de plots pour un peu de slalom. Je pense que l'on devrait faire ça plus souvent !

La deuxième épreuve était le 300 m départ groupé, soit deux tours et demi du circuit précédent (moins les obstacles bien évidement !). Le premier run un type m'a bloqué quand j'allais le doubler, m'obligeant à faire une sortie de piste si je ne voulais pas tomber. Rien de bien méchant mais du coup je n'ai pas passé la ligne. Pour le deuxième j'ai fini au coude à coude avec une "maître" (vétérante), que je n'ai pas pu doubler car je n'avais plus de jus ! Passer la journée sous le cagnard avec juste un rice crispies square ça fait un peu léger quand même...
La troisième épreuve était un tour du circuit que nous avons foulé le lendemain. Il faisait beaucoup trop chaud c'était vraiment atroce. Du coup j'ai fait le tour le tout pour le tout dans la mini qui ouvrait la course. J'encourageais les gars du Roahzon roller team depuis le toit ouvrant.

Et nous voilà dimanche. À peine le temps de faire quelques courses et de préparer les repas qu'il est déjà l'heure de se rendre sur le circuit Gilles Villeneuve. Nos quatre danseuses : Cécile, Amandine, Soraya et Witney font une petite démonstration de rollerdance pour lancer le début des 24 heures de Montréal. L'équipe Miss'ile (celle avec laquelle je roule !) se retrouve pour adopter une stratégie. A savoir rouler toutes ensemble pendant 2h puis séparer le groupe en deux. La composition ne sera pas difficile puisque les danseuses devaient rouler ensemble pour que les autres puissent tourner normalement pendant leur spectacle à 19h. Celui-ci sera finalement annuler à cause de la pluie. Ah la pluie ! Elle sera notre allier, notre ennemie et notre amie tout au long de la course !
Reprenons dans l'ordre : on ne se connaissait pas beaucoup les unes les autres, Cécile, la capitaine de l’équipe et présidente des Miss'iles était la seule à connaître toutes les filles de l'équipe, du coup on a choisi arbitrairement qui ferait le départ et c'est tombé sur moi ! Me voilà donc sur la ligne de départ des 24 heures de Montréal 2011. L’ambiance n’est pas aussi folle qu’au Mans bien sûr, mais c’est bien sympa ! La pression monte avant que le coup d’envoi soit donné. 14h sonnent. Simon, l’organisateur nous accompagne jusqu’à la ligne de chronométrage. Cette fois ça y est ! Les 24 heures ont commencé. Pendant ce premier tour il y a pas mal de vent et il fait chaud. Jamais je n’aurais pensé que ce serait les meilleures conditions de toute la course. On fait deux tours chacune avant de passer par groupe de cinq. C’est là que la poisse commence. Je fais un tour où le vent souffle violemment, sûrement les restes du passage d’Irène. J’ai l’impression d’être à l’arrêt sur le circuit. Le vent a amené beaucoup de branches sur la piste. Ce tour est interminable. La ligne droite de fin, qui était déjà venteuse et longue, devient un véritable enfer. Je n’ai pas de lunettes de soleil alors je ramasse plein de poussière dans les yeux. Sophie en vue ! Enfin le tour est terminé.

Quand je me rends dans la zone de relais pour attendre Sandrine c’est le déluge ! Une pluie torrentielle s’abat sur le circuit Gilles Villeneuve. Tout le monde court se mettre à l’abri des gouttes et moi je dois rester là. Je n’ai pas le temps d’aller chercher quelque chose à me mettre sur le dos car Sandrine doit arriver dans moins d’une minute. Céline et Eric parviennent juste à temps à attraper ma veste GRS et à me la passer. Pas le temps de remettre le dossard par-dessus, ma co-équipière est en vue. Je m’élance donc dans les flaques. A chaque foulée, une gerbe d’eau se crée sous mes roues. J’avais un peu peur car mes roues étaient toutes neuves mais une fois de plus, les road wars ont prouvé leur efficacité ! Il faut dire que le circuit aide pas mal ! Si je ne devais me fier qu’au ressenti de mes roues sur la piste et faire abstraction du fait que je sois trempée jusqu’aux os, jamais je n’aurais cru qu’il pleuvait ! Le circuit accroche alors je me lâche, j’étends ma foulée, croise dans tous les virages et au final je m’amuse autant que lorsque j’ai roulé avec Alex au Mans ! Les temps ne sont pas comparables bien évidemment mais ça a été mon tour préféré de tout le week-end. Je me suis vraiment fait plaisir. Je prenais chaque virage à la corde pour faire de grandes gerbes d’eau, comme une gosse à qui l’on interdit de sauter dans les flaques. Même la ligne droite ne me paraissait plus si longue ! Quand j’ai passé le relais, la pluie s’est calmée mais elle ne s’est arrêté qu’au moment où notre groupe a pris sa pause. Les danseuses ont pu rouler au sec pendant que nous dormions.

A notre retour la pluie est également revenue. Elle ne s’est plus arrêtée du week-end. L’organisation a même décidé de réduire la course à 21 heures. Après cette sieste, nos affaires étaient encore mouillées. Heureusement que j’avais pris un stock de lycras de rechange ! Les tours se suivent et se ressemblent. Je n’ai plus qu’une seule envie : enlever toute l’eau qui s’est amassée dans mes patins. Il y en a encore plus que pendant le tour du lac de Paladru. Toute cette eau est en train de me faire des ampoules monstrueuses. Malgré la pluie il fait encore chaud. Rouler sur le mouillé m’a vraiment fatiguée et j’ai horriblement mal au dos, donc je vais voir nos amis du Rozahon Roller team-Air Transat qui sont venus avec toute une équipe de logisticiens, masseurs, podologues etc. J’ai droit à un massage qui me fait le plus grand bien avant mon petit somme. A notre réveil les filles nous apprennent que l’on a bientôt fini. Quel soulagement ! Je suis vraiment fatiguée et je n’ai aucune envie de remettre les pieds dans les patins. Malheureusement pour eux, je vais enchaîner les tours parce que plusieurs filles fatiguent. Ce sont Céline et Anaïs qui ont fait les meilleurs temps, ce seront donc elles qui termineront. Ici pas de foule en délire pour ce moment magique qu’est l’arrivée, juste les coureurs venus soutenir leur équipe. Comme tout le reste de l’événement, l’arrivée est conviviale.

Au final nous sommes 2ème féminine, derrière les poulettes sur roulettes mais il n’y a pas de classement femmes. Et nous sommes 24ème au classement par équipe, pas mal du tout ! Rphil a comme d’habitude gagné en solo, il a vraiment été impressionnant. Bones finit deuxième femme en solo et le Roazhon Roller Team- Air Transat finit 3ème du classement général. Un grand bravo à eux qui ont bien représenté la France. Pour ma part, le bilan de ce week-end spécial "miss splash" aura été beaucoup de rires, de belles rencontres, beaucoup de pluie et une super expérience, à refaire sur le sec !

Albane

Tous les résultats ici...


PARCOURS
1ère Boucle : Quartier du 6ème
Place Bellecour - Rue du Président Edouard Herriot - Rue Grenette - Place des Cordeliers - Pont Lafayette - Quai Augagneur - Rue de Bonnel - Avenue de Saxe - Avenue Foch - Quai de Grande-Bretagne - Boulevard des Belges - Rue Garibaldi - Rue Montgolfier - Avenue Verguin - Boulevard Stalingrad - Cours Vitton - Boulevard des Brotteaux - Rue J. Recamier - Boulevard des Belges - Rue Duquesne - Quai de Serbie - Quai Sarail - Quai Augagneur - Quai Claude Bernard - Pont de l'Université - Rue Sala - Rue de la Charité - Place Bellecour
2ème Boucle : Porte des Alpes
Place Bellecour - Place Antonin Poncet - Quai Gailleton - Pont de la Guillotière - Quai Claude Bernard - Avenue Berthelot - Anenue Paul Santy - Rue Florent - Avenue du Général Frère - Boulevard Pinel - Rue Lionel Terray (Bron) - Boulevard de l’Université - Boulevard André Boulloche - Boulevard Urbain Est (St Priest) - Rue du Dauphiné - Boulevard de Parilly - Avenue de Charles de Gaulle (voie central de Bus) - Boulevard Pinel (Lyon) - Rue du P. Ranvier - Rue Bataille - Boulevard Ambroise Paré - Rue Laennec - Rue L. et N. Bullukian - Rue P. Calmette - Cours Albert Thomas - Cours Gambetta - Pont de la Guillotière - Rue de la Barre - Place Bellecour
 
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