Urban contest de
Lausanne 2003
Vous savez, il y a des évènements qu'on attend toute l'année. Les
anniversaires, le nouvel an, les vacances font partis de ceux-là.
Pour les rollers, on peut rajouter le contest de Lausanne sur cette
liste.
C'est la grande fête du roller, streeteur, slalomeurs, vitesseux,
descendeurs, tous se donnent rendez-vous au même endroit le même
week-end.
Compétiteurs, amateurs ou simples spectateurs, tout le monde y
trouve son compte. Cette année les compétitions étaient nombreuses :
rampe, descente, slalom piquet, border cross, Championnats d'europe
de slalom vitesse et artistique, short track...
Le contest de Lausanne, ça commence déjà avec une bonne semaine
d'avance :
"t'as de la place dans ta voiture ?", "non, on est déjà trois, tu
sais avec les paires de roller et les tentes".
Pour ma part, j'arrive le vendredi matin, Séverine (endormie) à la
place de copilote et mathilde (endormie aussi) à la place de
passager. Le coffre rempli à craquer de nourriture et de rollers. Et
ça commence dès le début de l'après-midi. A peine le temps de manger
un morceau et je dois courir m'inscrire aux qualifications de slalom
vitesse et style (avec 5 minutes de retard). J'avais droit à deux
essais pour me qualifier pour le lendemain en vitesse. Même avec le
sans fautes du 2° je ne passerai pas ce stade. Eddie et Benoît eux
sont qualifiés depuis les championnats de France ; JB les rejoint en
finale. Je ne ferait pas la qualification du style, Séverine s'étant
blessée, je l'emmène à l'hôpital. Eddy n'arrivera pas à se
qualifier.
Pour la soirée, trois groupes se forment : les supers descendeurs,
les peu descendeurs et les spectateurs. Les supers descendeurs
partent à l'aventure dans la pente A (22% !!!). Les autres (dont
votre fidèle serviteur) vont s'amuser sur l'avenue d'Ouchy (800m à
7,5%). Deux petites heures de bonheur, le funiculaire est gratuit
pour la soirée. Je collectionne ma dizaine de descente.
Le lendemain, ça commence fort avec le slalom. Si Eddy se fait
éliminer rapidement, les frères Gamba se battent durement, et se
qualifient. Ils se rencontrent en demi finale. C'est benoît qui
passera à la finale en descendant sous la barre des 5 secondes (en
gros, les slaloms se courent entre 5 et 6 secondes). Il perdra
malheureusement cette finale en ne terminant pas ses deux slaloms.
Chez les filles, c'est Séverine Thomas (ex Lyonnaise) qui finira
première.
En parallèle, a lieu l'épreuve de short track. C'est un petit anneau
sur lequel il faut terminer trois tours le plus rapidement possible
pour pouvoir accéder à la phase finale qui accueillera quatre riders
en simultanées. Les riders de Générations Roller y font d'excellents
temps, pas moi.
L'après-midi, c'est les qualifications du border cross. Seul vincent
portera les couleurs de Générations Roller, les obstacles proposés
ayant fait reculer les autres concurrents. Il se qualifiera pour la
phase finale qui aura lieu le lendemain.
Le lendemain, venons-y, c'est l'épreuve de descente. Une dizaine de
Lyonnais y participent. Benoît est bien sûr notre favori, il
arrivera deuxième, confortant ainsi sa première place au championnat
d'Europe.
L'après-midi, auront lieu en parallèle la finale du slalom Style et
le border Cross. Je choisi de voir la finale du slalom. Les
concurrent sont impressionnants.
Mais surtout ce qu'on attend avec impatience, et qu'on va chercher à
Meillerie (en face de Lausanne sur le lac) c'est le Water Jump. Pour
ça, il faut une pente, une digue, un tremplin, et un peu de fond. Et
c'est parti, on plonge toute la soirée. La pente fait un peu peur,
mais c'est pour mieux plonger. Tout le monde s'y essaiera, sauf
Séverine qui est toujours blessée.
Comme à chaque fois, le groupe se sépare dans une ambiance bonne
enfant, mais pas vraiment dans un état qui nous permet de reprendre
le chemin du travail qui nous attend le lendemain.
Texte et photo par Olivier Marty
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