900 BORNES
" Benoît, il y a combien de bornes jusqu'à Borgholzhausen ? quoi t'es sûr 900 bornes ", et là tout le monde se
regarde, Eddy, J.B, Benoît et moi, et oui il y a des déplacements comme çà. Au fait moi c'est Christian,
tout arrive vous voyez je me mets à écrire pour la news letters, çà fait deux mois que Benoît m'incite à
le faire et puis j'avoue qu'après avoir lu tous les articles des membres de l'association, j'avais vraiment
envie d'essayer à mon tour.
Bref revenons à nos moutons, il y a des déplacements comme çà où personne n'est très motivé, 900 bornes,
le NORD de l'Allemagne et la météo qui prévoie des orages bof !!! Parlons en des orages, mercredi, dernier
entraînement avant la course, nous sommes dans la Madonne et là un orage éclate, si vous n'avez jamais vu
une chute collective moi j'étais dedans et je peux vous dire que c'est impressionnant, et ce déplacement
qui arrive.
Voilà nous sommes le jour J, rendez-vous chez Benoît à 9h du mat, Eddy, Jean Batiste, Vincent sont également
du voyage, nous sommes donc cinq Lyonnais pour ce grand périple. Que vous dire du voyage aller sinon que je n'ai
jamais vu autant d'éoliennes qu'en Allemagne c'était superbe, et que Benoît est vraiment le meilleur pour
trouver les itinéraires. 900 bornes plus tard nous arrivons vers Borgo machin truc " excusez moi mais je
n'arrive vraiment pas à dire le nom de ce bled " et aucune montagne ou coteaux en vu, dans la voiture c'est
la stupeur, " Benoît t'est sur qu'on ne s'est pas trompé d'endroit " et puis à 4 kilomètres de Borgo bidule
village, Euréka une belle colline avec une superbe éolienne au sommet, nous fonçons la course ne peut se
faire que là, arrivé sur place bingo les organisateurs nous reçoivent très chaleureusement et nous laissent
même faire deux descentes en free ride, tout le monde chausse les rollers sauf Benoît qui lui préfère nous
remonter avec la voiture et repérer à sa façon la course, de toute manière avec ses perfs du moment il n'a
pas besoin de beaucoup reconnaître, pour nous les premières sensations sont fantastiques un goudron nickel,
de la pente, des enchaînements de courbes et un gros speed en fin de course, au moins du 80 km heure à l'arrivée,
la seule question qui me trotte dans la tête, c'est la distance de freinage est-elle suffisante après la ligne
d'arrivée, et vous verrez plus tard que j'avais raison de me faire du souci. Nous sommes conduit ensuite dans
un hôtel très classe au moins un 4 étoiles mais avec des prix raisonnables pour les riders 25 Euros rien à dire,
soirée tranquille et tout le monde au lit à minuit.
Réveil à 7 heures du mat, moi je pense toujours à cette fichue ligne d'arrivée, Benoît lui calcule comme
à chaque course ses trajectoires, " clin d'oeil à Pierre Anne ". Toute la petite troupe prend un bon petit
dèj et puis direction la course et je découvre que les organisateurs ont installé des matelas contre une
remorque de paysans au bout de la zone de freinage et que nous ne disposons que de 60 mètres de freinage et
tout le monde est d'accord avec moi il va y avoir du spectacle à l'arrivée.
Les reconnaissances démarrent, le parcours est vraiment rapide et moi évidemment je me relève bien avant
la ligne d'arrivée, je verrai plus tard. Je sens les Lyonnais en forme, pas de chute et place au premier
run chronométré, Benoît fait le meilleur temps et explose le temps de référence des années précédentes,
moi je prends la 5ème place et me suis vraiment fait peur, ça allait très vite, Vincent se classe 8 ème,
Eddy 11 ème et J.B 15 ème, " ha je sais quelle question vous vous posez, mais comment a-t-il freiné après
la ligne d'arrivée ? ", et bien un vieux soul de 60 mètres juste arrêté au pied des matelas, Vincent lui a
fait le spectacle en ratant son slide d'arrivée, il a fait une glissade de 30 mètres sur les fesses sortant
de la route et fauchant au passage notre groupe de Lyonnais, résultat Benoît, Eddy et moi au sol sans gravité,
pour Vincent une énorme pizza sur le dos et un hématome causé par un piquet métallique plié par son avant bras.
Rappelez-vous, je vous avais dit que l'arrivée était difficile et qu'il y aurait du spectacle.
Le départ du second run est donné dans le sens inverse des résultats de la première manche, lorsque mon tour
arrive il ne reste que 4 raiders derrière moi à passer et là je comprends pour une fois le stress et la tension
que peuvent ressentir les derniers coureurs sachant que tous les autres sont déjà arrivés et qu'il faut
assurer, c'est parti mon run est correct mais pas suffisant pour conserver ma belle 5ème place, Benoît
améliore encore son chrono mais finit 2ème cédant la 1ère place au champion du monde Daniel Ladurner, Vincent
sort le grand jeu et remonte à la 6ème place, Eddy s'accroche à la 10ème place et J.B. conserve sa 15ème place,
pour ma part je finis à une très honorable 7ème place car l'italien Sandro Bovo est remonté à la 4ème place
mais à quel prix ... imaginez ce colosse d'1,90 mètre pesant 110 kilos franchissant la ligne à près de 85 km heure
au frein et finissant sa course dans les matelas soulevant au passage la remorque, les spectateurs ont été
servis.

Je conclus cet article en remerciant mes compagnons de route et en les félicitant pour l'état d'esprit et
les résultats montrés au travers des courses honorant les couleurs de l'association. Dire qu'il ne faut
jamais se fier aux premières impressions, il y a finalement des déplacements comme ça où, il a fait beau,
la course était magnifique, l'organisation parfaite, ah j'allais oublier pour le retour, Vincent s'est fait
réprimander par la police en roller sur l'autoroute, et oui on s'est tapé trois heures de bouchon j'étais
dans la cinquième dimension, des rollers et même des mecs en skateboard au milieu des voitures.
Tchao à tous et no freinaré !!!
Christian GAUCHIER
|
En vacance en Bretagne
Ca faisait quelques années en arrière, quatre ans, j'avais acheté ma première paire de roller a
Nantes.
Depuis j'ai aligné quelques kilomètres sur le bitume lyonnais.
Depuis, je n'était pas retourné dans le secteur. Grandes tempêtes, Erica et Prestige ont ont apportés
leurs lots de catastrophes sur les côtes bretonnes où, petit je retrouvait avec plaisir la maison
de mes grands-parents.
Cette année j'ai donc décider d'y retourner. Trois paires de roller dans le coffre et quelques
départs de randonnées listés sur une feuille de papier m'accompagnent.
Liste très limitée, j'ai le choix entre une randonnée sur route fermée de 2
Kilomètres organisé par
un magasin dont je doute de la survie et une randonnée à Nantes.
J'opte donc pour les portes de la Bretagne, cité des ducs: Nantes. Une petite heure de route entre
Guérande et Nantes et me voilà au départ de la randonnée.
Tout autour d'un skate park en granit (magnifique) trois cent personnes attendent le top départ.
Des oranges et des jaunes pour la sécurité. Tenant des termes staffeurs et signaleurs vous voilà
réconciliés: Les signaleurs s'occupent des rues, les staffeurs des randonneurs.
La randonnée s'élance. Un parcours d'une vingtaine de kilomètres, et un petit vent frais salvateur.
Nous passerons par des lignes droites au bitume lisse a faire baver nos vitesseux. Le paysage du
ports, lui n'est pas très intéressant. Ce n'est pas grave, j'en profite pour discuter avec les
organisateurs. J'y apprend que la randonnée n'a que quatre mois d'existence officielle.
Au retour au point de départ, je rencontre les représentants d'une association camarguaise, qui
rappelleront des souvenirs à nos amis de LER, et qui organisent une randonnée le samedi sur
Nantes.
Samedi, donc, je suis de retour, cette fois-ci, plein soleil, 35° à l'ombre, pas d'ombre. Les
Nantais cuisent dans un coin et je pose mon slalom (qui ne quitte mon sac que pour être slalomé).
Succès immédiat.
La randonnée part sur un rythme trés lent mais un peut dispersé. La pause au milieu avec un
ravitaillement réfrigéré et de l'ombre est un vrai bonheur.
Au retour, petit tirage au sort de lots (et hop, 2 t-shirts de plus). Cette fois-ci je vais
discuter organisation avec les organisateurs Nantais.
Pour plus de renseignements: http:\\www.roller-in-nantes.com.
Le 14 Août je fêterai mes 4 ans de roller à leur randonnée.
Olivier MARTY
|