24 Heures du Mans 2003
L’équipe de Générations Roller : LION-ROULE-R
Les membres : Vincent Allard, Jean Batiste Chiotti, Doumenc Michel,
Gette Frédéric, Guigue Bruno, Le Dortz Laurent, Maçon Pascal,
Piekielko Pierre, Prince Pierre, Schmitz Stéphane.
Ca y est ; on a rêvé, on s’est inscrit, on s’est préparé, on a roulé
pendant ces fameuses 24 heures, et on a fini avec une joie immense.
Imaginez, vous arrivez sur le site des 24 heures, des tribunes
dominent la piste, vous gravissez les escaliers pour atteindre le
point le plus haut, et, vous découvrez le circuit… A ce moment le
palpitant s’emballe, l’adrénaline monte et vous êtes envahi par une
drôle d’impression, pas vraiment à l’aise.
Il faut vous pressez, il y a les formalités à remplir, les Tee-shirt
des 24 heures et les dossards à récupérer pour toute votre équipe,
ainsi que les puces qui comptabilisent les tours et les temps de
chacun.
Avant d’attaquer sur le circuit, petite ride dans la ville du Mans
animée par Europe 2, 5000 participants, vous voyez ce que ça peut
faire ?....
Fin de ride, vous regagnez votre box dans lequel vous allez vivre
pendant 24 heures : petit le box 7 m² par équipe avec tout le
matériel et le ravitaillement, c’est un peu just !
La pression monte, c’est le briefing avant la course. Votre
capitaine va prendre le départ, comme pour les motos : les
compétiteurs (en chaussettes) d’un coté de la piste et de l’autre
coté les rollers, beaucoup de rollers (mieux vaut bien prendre des
repères si vous ne voulez pas partir avec des patins qui ne vous
appartiennent pas). Coup de canon, c’est le départ, le capitaine
courre, chausse ses patins, la précipitation, l’émotion et le stress
n’arrange rien, heureusement il y a des serrages rapides sur les
chaussons et ça y est on se lance dans la montée « du Ronce », en
haut c’est la « passerelle Dunlop », il fait très chaud, il faut
ménager son effort le règlement impose aux premiers partant
d’exécuter deux tours sans relais afin que l’arrivée au stand soit
plus fluide. Après la passerelle, c’est la descente vers le « Virage
de la Chapelle ». C’est le moment de repérer si il n’y a pas un
groupe pour rouler en aspiration, avec un peu de chance prendre des
relais. La piste est très encombrée, il faut être vigilant, le
revêtement est granuleux (prévu pour l’adhérence des motos). Les
virages s’enchaînent « Le Misée », « Le Garage vert », chouette !
Une bonne ligne droite « Promenade des Goules », allez on relance
pour arriver sur les « S bleus » et le « Virage du Raccordement »,
puis la remontée devant les stands et les tribunes, ça crie, ça
s’agite, quelle ambiance ! Cette fois le stress tombe et le mental
cherche des solutions pour gérer au mieux la course. Le deuxième
tour est déjà bien entamé, après le « Virage du Raccordement » ce
sera le relais, pas évident de repérer son co-équipier dans la ligne
droite des stands, c’est près de 500 personnes qui vont passer leur
témoin, ou est le gars de votre équipe ?, encore une, deux et trois
poussées et le voilà, il fait de grand signes, tend la main, vous
arrache le témoin et part. toute l’équipe se regroupe pour prendre
la température, dans environ 11 minutes, c’est un nouveau relais, il
faut se préparer et échanger les puces pour le pointage aux chronos.
Tous les membres voudraient déjà avoir tourné sur le circuit
mythique, l’attente est longue, tous veulent en découdre avec ce
bitume pas des plus accueillant. Les premiers affichages des chronos
arrivent, c’est la ruée on se bouscule, on cherche parmi toutes les
listes son classement et déjà les écarts se creusent (LION-ROULE-R
dans les 300 ème) : c’est quand même malheureux tous ces types avec
des « carbones » ils font plus de bruit que les autres sur la piste,
il vous doublent sans cesse, vous avez l’impression qu’ils glissent
sur cousin d’air rien ne les freine ! Rien à faire nous ne jouons
pas dans la même cour, c’est clair ! Mais c’est pas eux qui vont
mettre à mal notre enthousiasme et notre combativité ; ici au Mans,
c’est ouvert à tout les niveaux, et vous aurez votre place c’est
sûr.
La nuit arrive, pour dormir c’est pas top, beaucoup de bruit, de
lumières, des patineurs qui rentrent, d’autres qui sortent, qui
roule sur votre duvet, attention à vos pieds ! Ce n’est pas le
moment de vous faire écraser les arpions ! Quel age avez-vous ?
Autour de 20- 25 ans, alors pas de problème pour dormir, à peine
écroulé que vous entrez dans les bras de Morphée. Vous, vous avez
plutôt la quarantaine, voir bientôt la cinquantaine, alors là c’est
une autre paire de manche ; comment voulez-vous dormir avec tout ce
monde, et les muscles qui commencent à vous faire mal, le dos, les
pieds, le genoux etc.. .Un petit conseil il y a près du poste
médicale, des représentants d’une école de Kiné., et pour 3 € vous
allez pouvoir vous faire masser, avec un peu de chance par une
charmante jeune fille. Ah ! Que ça fait du bien ! Malheureusement
les effets bénéfiques sont courts, après un ou deux tours les
douleurs reviennent : ça se mérite les 24 heures du Mans et il
falloir encore et encore suer. Non ! C’est pas vrai ! Voilà le vent
qui se lève et vous ne l’avez pas dans le dos bien sur, en pleine
face. Dans la descente fini les accélérations en adoptant juste la
position de recherche de vitesse, il faut pousser et toujours
pousser.
Régulièrement il y a la queue devant les tableaux d’affichage et
chacun en tire des conclusions sur la stratégie de course à prendre.
Vos compagnons commencent à être fatigués et les tours sont de plus
en plus dur. Le matin s’est levé et la chaleur est au rendez-vous.
Il faut ménager les anciens qui on fait déjà un belle performance au
courant de la nuit votre position : 109 ème. D’un commun accord vous
lancé la cavalerie (les plus jeunes du groupes) : ils en ont du
mordant ces gamins et grâce à eux après avoir perdu 29 places dans
la matinée, la tendance s’inverse. Votre capitaine s’arrête de
tourner il va devoir effectuer les 20 dernières minutes sans relais,
il faut calculer intelligemment de façon à limiter le nombre de
tours. Il fait de plus en plus chaud et la fatigue est bien là.
H – 24 minutes, le dernier relais, maintenant il faut gérer vous
aviez prévu 2 tours, pas de bol ! C’est trois qui vous attendent,
c’est dur ! Sur la piste les finishers grimacent, plusieurs
regardent une dernière fois le paysage afin de bien ce le graver
dans un coin de sa mémoire, dernier sprint, enfin si on peut dire
car les batteries sont vidées, mais voilà la ligne est franchie.
Un grand merci à toute l’équipe, qui a fini 130 ème sur 465
finalistes, et toute l’équipe se joignent à moi pour confier le
flambeau à Michel Doumenc alias Caliméro, pour constituer l’équipe
de Générations Roller pour les 24 Heures du Mans 2004.

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J'ai roulé à Montréal!
Montréal est pour moi intimement associée à l'idée même de roller.
C'est
là-bas que par une belle journée de l'été 95 je suis pour la
première
fois monté sur des rollers (pardon, des ''patins à roues
alignées''),
prolongement logique et naturel du patin à glace. De retour en
France,
cette mode était encore inconnue et j'ai attendu 1999 pour m'y
remettre.
Alors, j'étais bien curieux de savoir si la ville avait conservé son
avance...
Dès les premiers jours, il est évident que LE transport alternatif
ici,
c'est la petite reine. Il faut dire que 60% des habitants possèdent
un
vélo et beaucoup l'utilisent quotidiennement (il est même accepté
dans
le premier wagon du métro à certaines heures). Enfin, Montréal a été
élue meilleure ville cyclable d'Amérique du Nord en 1999.
Situé au pied du Mont Royal (''la montagne"), le centre ville
présente
une forte dénivellation qui le rend peu propice à un usage tout
public
de nos chères roulettes et le réserve aux cyclistes courageux!
Trotinettes et skates sont tout bonnement absents du paysage.
Comme j'avais bien l'intention de rouler, je repère vite un
équivalent
local de notre CDK (Ça roule à Montréal) pour me renseigner.
Quelques
modèles 5-roues dernier cri sont en expo, certains avec des
chaussons
carbone chers aux "vitesseux". Mais ce sont les seuls 5-roues que
j'apercevrai de tout mon séjour, les 4-roues (avec le frein et des
roues
assez petites) sont la norme. Dixit le vendeur, les 5-roues sont ici
un
marché confidentiel. Chez Sports Experts (le Décathlon local), il en
existe une unique paire perdue au milieu d'un étal impressionnant.
Pas non plus de randonnée du vendredi soir mais là, ce sont les
350km
(en fait 150 à 350 selon les sources:
www2.ville.montreal.qc.ca/loisirs/07_lieux/lieux_roue.htm) de pistes
cyclables qui en dissuadent l'éclosion. Hé oui! Sorti du centre
ville,
la ville s'aplatit et il est assez facile de trouver des espaces où
rouler. Imaginez Cluny au coeur de Lyon! Même le circuit de Formule
1
est accessible (sauf cette semaine pour cause de Grand Prix!). Quant
aux
rues, leur revêtement est globalement bon mais ponctuellement très
abîmé
par les rigueurs de l'hiver, ce qui rendrait sans doute délicat
l'organisation d'un parcours en ville.
Une association (www.bougex.com) propose tout de même des randonnées
collectives "interdites aux patineurs de vitesse" certains dimanches
après-midi, sur le réseau cyclable et revendique même de s'inspirer
de
la "Friday night fever" parisienne
(www.cyberpresse.ca/hobbies/article/1,148,1949,052003,312443.shtml).
Si
on en juge par la vingtaine de personnes qui ont pris le départ ce
dimanche 15 juin magnifiquement ensoleillé, ce n'est pas encore une
manifestation populaire (ou alors les patineurs étaient-ils plutôt
allés
encourager Jacques Villeneuve ?). En ce dimanche après-midi, le
vieux
port était tout de même envahi à parts presque égales par les
rollers et
les vélos. Je me suis mêlé à la foule des patineurs en arborant
fièrement mon T-shirt Générations Roller.
Pour autant, les accrocs du roller sportif existent bel et bien. Je
ne
les ai pas rencontrés mais leur site (http://www.roller-montreal.com)
mentionne des entraînements bi-hebdomadaires et une randonnée de 40
à 60
km tous les dimanches! Enfin, les mordus pourront se retrouver à la
8ème
édition du "défi de l'île de Montréal" le 18 octobre prochain: 128km
!
(www.abacom.com/~willmot/defi). Record à
battre: 5h14 (24,5 km/h de
moyenne)!
En tout cas, roller ou vélo, la mode ici est en tout cas au
transport
alternatif! À quand des pistes cyclables (distinctes de la route) en
plein Lyon?
Thomas MOGNETTI
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Ma première DOLE
Un week-end d’entraînement de la section sport.
Un samedi soir pluvieux.
2 heures de route direction la Suisse.
Une montée dans le coffre de la voiture.
Et me voilà en face du mythe « LA DOLE »
Bon récapitulons, je sais freiner en T, en soul et en godille. J’ai
toutes les protections, genouillères, crash pad, veste Dainese avec
dorsal épaulière et coudières, gants en cuir, protège poignets et pour
finir casque intégral. Mes patins sont en état. Fixations platine :
jamais bougées. Usure roues : déglacées. Fixation roues : aucun risque.
Tout est en place. Ultime checklist. Serrage patins OK. Protège genoux
OK. Dainese OK. Protège poignets OK. Casque OK.
Mais pourquoi dans ces conditions ai-je si peur en haut de cette
descente, le mythe un peu, les vidéo déjà vues sûrement, l’étroitesse de
la route pas mal, le sol sec mouillé suite aux orages de la veille
beaucoup, la pente énormément, sans oublier les successions de virages.
Mais bon pas question de se dégonfler devant les copains alors c’est
parti. Je les laisse partir devant et me voilà sur un faux plat
descendant. Test du soul OK tout va bien. Bon LA DOLE ça ne peut
pas être aussi facile et effectivement dans une courbe à droite la route
plonge et l’enfer commence. Gauche ! Droite ! Gauche ! Droite ! Arbre !
Falaise ! Précipice ! Sec ! Humide ! Forte pente ! Étroit ! Pas une
seconde de répit dans ce parcours d’enfer. Je n’ose même pas regarder le
vide parsemé d’arbres sur le côté. Un ancien a la prévoyance de
s’arrêter aux deux croisements pour m’indiquer la direction, tout à ma
concentration je ne retiens même pas qui l’a fait.
Très rapidement, les virages se succédant, je ne sais plus où j’en suis.
Je me bats avec moi-même pour rester debout à chaque freinage et à chaque
virage.
L’enfer a eu raison de moi, je me suis arrêté et je suis monté dans la
voiture. J’ai craqué psychologiquement. La déclivité, la succession de
virages et les alternances secs/humides ont eu raison de moi.
Et pourtant il ne me restait qu’une ligne droite, un droite et le schuss
final. Mais ne connaissant pas je ne savais plus où j’en étais, si
j’avais fait 1 Km ou 10 Km de descente.
Merci aux anciens de n’avoir rien dit en bas.
À ce moment là, ne pas se poser de question. Il paraît que la route
sèche c’est un bon point, en plus la deuxième fois c’est plus facile
grâce a la connaissance du terrain. De toute manière c’est maintenant ou
jamais. Alors je remonte.
Effectivement la route sèche. J’ai pris 2 ou 3 repères le long du
parcours la première fois, ce qui me permet de savoir où je suis dans la
descente. Les virages se succèdent, le rythme est lent mais sa passe. La
ligne droite qui a eu raison de moi me laisse passer cette fois, le
dernier droite est franchie avec le concours d’un disgracieux mais
salvateur freinage en T. En récompense petit speed dans le Schuss final.
Me voilà en bas de ma première DOLE, j’ai vaincu le mythe sans
tomber.
L’ai je réellement vaincu ? À aucun moment dans le reste de la journée
je ne me sentirai à l’aise même si en fin de journée la voiture dit ne
plus pouvoir me suivre. Je n’ai jamais réussi à mémoriser l’ensemble de
la descente et la personne devant moi disparaît après 2 ou 3 virages.
Pour corser le tout il paraîtrait que par moment dans l’année la
barrière sur la route menant au relais de télévision est ouverte et que
la partie haute est accessible.
Je reviendrais, peut-être avec moins d’appréhension réussirai-je à
mémoriser la descente pour ne plus freiner à chaque courbinette.
Un coup de chapeau à tous ceux qui une fois dans leur vie on réussi «
LA DOLE ». Et respect aux champions et championnes qui en bas
m’expliquent qu’il n’y a que 5 freinages dans cette descente là où moi
je n’ai même pas envisagé de les compter !
Florent
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Bienveillant.
Difficile de savoir ce que peut être la ride pour un novice. Si je me
réfère à mes premiers souvenirs le mot qui me vient, c’est" cadeau ". Je
pouvais enfin rouler sans avoir à " passer les trottoirs " (phobie de
tous
débutant qui se respecte.) Mais, après plus de 150 éditions, je suis
pour
beaucoup ce que Christian Gauchier est pour moi " le visage de la balade
".
La première figure de l’association qui m’a impliqué dans cette
aventure.
Pour retrouver cette sensation il me fallait une occasion : Mardi Gras.
Tout cela n’était pas prémédité. Je ne comptais pas me déguiser, je
l’avais
dit à certain. Mais, juste avant de partir j’ai retrouvé un masque de
Darth Maul (© Lucas film) qui, couplé avec un vieux coup vent de
l’Institut
Lumière, me masquait complètement. Mes patins neuf ne devaient pas me
trahir. Après avoir confié mon gilet à L’exception (Anne seule personne
promue signaleur avant ses 16 ans révolu), ma veste et ma bouteille à
Éric
(LE conducteur de la voiture) je suis parti me fondre dans la masse. Là,
stupeur ! Jean-Christophe (pdt de la section sport) me salut comme si je
n’étais pas masqué. Il m’assure pourtant que mon stratagème allait
fonctionner. Ce fut le cas.
Mon premier spectacle fut un peu cruel. Florent Porras (secrétaire) me
cherche d’un regard angoissé, m’appel sur mon portable et je ne réponds
pas… Pour faire preuve d’équité et de discrétion, je décide de ne plus
dire
un mot. La ride démarre, j’admire le balaie des signaleurs. Anne (donc
au
courant voir plus haut) prend un plaisir certain à me laçant un Sévère "
On
remonte jeune homme s’il vous plait ". Je commence par rejoindre suivre
tourner autour de Fred (président), Olivier (secrétaire), Rudolf qui,
sans
me reconnaître, me serre amicalement la main. Je file à l’avant pour "
coller " benoît. Au bout d’un 1/4 d’Heure que je m’obstine à le fixer il
passe de l’interrogation à l’anxiété. Je me marre dans mon affreux
masque
et je me sauve. N’y tenant plus je relaye un signaleur. Ce dernier (un
des>
excellents nouveaux) très professionnel s’inquiète de mon absence de
gilet.
Un mouvement de tête déterminé suffit à le rassurer. Renouvelant
l’opération, je constate que même incognito je dispose d’une certaine
autorité. Je multiplie les contacts, c’est génial, Paule Bitoune (pdt du
conseil d’administration) me fixe dans les yeux sans me reconnaître. Je
constate avec bonheur que tous les regards que je croise sont
Bienveillant.
Les signaleurs reste très courtois avec l’inconnu indiscipliné que je
suis
(j’ai gardé mes habitudes de signaleur). Le grand moment : je bouscule
ma
compagne d’alors, elle me lance le regard noire qu’elle réserve aux
inconnues qui me terrifient. Le clou de la soirée : A la pause à gerland,
je tombe sur Laurent avec qui j’avais un contentieux. Ne se doutant pas
de
ma présence, il expose à Fred SA version de l’affaire… Le moment est
jouissif. Cette fabuleuse soirée cautionne, s’il en était besoin, toutes
les heures de bénévolat que j’investis dans l’association. J’espère que
cela vous donnera envie de vous impliquer toujours plus dans cette
aventure
qui est la nôtre :
La RIDE.
Philippe votre serviteur en orange.
Ps : Vous pouvez vous reporter au
trombinoscope
pour mettre des visages
sur
les quelques personnages que ce texte aura démasqué...
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Voltige sur un nouveau parcours
Ce vendredi soir là un nouveau parcours était annoncé sur la seconde
boucle.
Le nom (les pierres dorées) et le commentaire adjoint (courte mais
vallonnée) affichés sur le site Internet titillent d'entrée les papilles
gustatives ...
Pour les voltigeurs l'annonce d'un nouveau parcours est déjà en soit une
joie mais aussi un petit défi. Ha mais, bien sur, d'abord je me dois de
vous décrire un peu en quoi consiste le rôle des voltigeurs .Les
voltigeurs
sont les gilets jaunes qui précèdent la rando. Ils ont pour mission de
sécuriser les intersections avant que le gros des troupes n’arrive, dès
que les premiers rangs les rejoignent, ils décrochent et repartent vers
l’avant.
C'est un travail qui donne le plaisir d’avoir toute la route pour soit
et de bien rouler, la contrainte c’est une vigilance permanente sans
avoir
beaucoup de répits. Reste un gros inconvénient : être un peu isolé de la
vie et des discussions amicales qui se déroulent au sein de la rando.
Bien
sur cela requiert aussi un rythme très soutenu en seconde boucle car il
faut chaque fois reprendre en solitaire (ou presque) de l’avance sur un
peloton qui ne s’en laisse pas compter.
Après cette petite digression éducative revenons à nos moutons (mais non
Je veux par dire par-là que la rando est un troupeau, vous avez vraiment
l’
esprit mal tourné aujourd'hui ;). Qui dit nouveau parcours, implique
préparation amont pour les voltigeurs : comment voulez vous aller de
l’avant si vous ignorez où ?
Dès le parcours publié sur le site commence alors le repérage sur la
carte.
La carte IGN nimbe le parcours de courbes de niveaux voilà qui est pour
Le moins inhabituel (un rapide calcul donne pas loin de 150 m de
dénivelé
cumulé ça promet !.)
Le vendredi arrive, la première boucle se déroule sans anicroches et
nous
enchaînons. Nous sommes 3 voltigeurs (Jean-Baptiste et Guillaume) nous
avons l’habitude de voltiger de concert il n’y aura pas de surprises(Par
contre tant pis pour Régis : sa pusillanimité devant quelques
gouttelettes l’aura détourné d’une superbe rando).
Dès le départ Benoît imprime un rythme soutenu le long des quais de
Saône:
la seconde boucle est sportive il ne faut pas que des patineurs
inexpérimentés ou sans conditions physiques cherchent trop à s’accrocher
(cela rendrait la suite de la rando périlleuse pour eux.). Pour nous ça
se matérialise par un contre la montre permanent jusqu’à l’Île Barbe, je
regrette toujours de ne pas voir le faciès ébahi des automobilistes qui
nous croisent lorsque nous agitons nos petites loupiotes pour les
ralentir.
Je sais que les montées ne sont pas loin après l’Île, je bloque le feu à
la sortie du pont : Guillaume et Jean-Baptiste partent devant. Nordine a
bien anticipé, il vient me relayer, réussi un beau slide et me permet de
repartir de suite. Les choses sont tout de suite claires la première
pente est du genre qui calme ! Heureusement après un démarrage rugueux
la pente se civilise et surtout le goudron devient lisse roulant
confortable. Puis
au-delà du premier carrefour, la pente devient faux plat avec toujours
un revêtement de rêve. Les talkies grésillent, “ Chute collective dans
le
peloton ” certains ont choisi d’ajouter les plaies aux bosses…
Pour nous c’est relâche : un instant magique : 3 sur une petite route
déserte bordées de part et d’autre de murs dont l’or est rehaussé par l’
éclairage finement dosé, le tout enserré dans un silence apaisant. Nous
récupérons en glissant hors du temps quelques minutes.
Puis c’est reparti, une première descente raide, courte avec une
remontée
comme ralentisseur. Là les montées deviennent plus sévères. Guillaume
regrette de ne pas avoir pris des patins en carbones ; les “ Descenders
” sont beaucoup plus lourds, Jean Baptiste ne dit rien mais ils dépotent
tous les 2 dans les montés, nous tirons tous bien la langue, mais quel
plaisir !
Enfin le profil s’aplani nous suivons à peu près une courbe de niveau
jusqu'à la longue descente qui s’annonce. La rando alors s’arrête : Il
s’ agit d’opérer une sécurisation “ BETON ” tous les gilets jaunes sont
réquisitionnés.
Nous nous engageons dans la descente sous les directives de Benoît qui
Nous place aux intersections. Je suis tout de suite volontaire pour la
première (Benoît ne se demandera pas longtemps pourquoi il y a autant de
volontaires pour verrouiller les intersections du haut, et vous, vous
avez devinez ?).
Pendant ce temps les gentils membres attentent sagement sous la houlette
De Philippe. Mathias s’occupe lui de l’animation avec son entrain
habituel.
Dès la descente littéralement cadenassée le top départ et donné par
Philippe. Christian passe devant moi comme un boulet suivi par le reste
De la troupe. Quand Philippe arrive à ma hauteur je me lance à mon tour,
héhé bien calculer l’artiste je peux me faire toute la descente
sécurisée
quasiment depuis le haut (pour ceux qui n’ont pas encore compris
pourquoi
il y tant de volontaire pour les intersections du haut). Je remonte (je
ne
suis pas certain que le terme soit en parfaite adéquation avec la pente
mais bon) pas mal de monde et suis malheureusement obligé d’en rappeler
quelques-uns uns à l’ordre pour qu’il n’emprunte pas la file de gauche
(nous ne sommes pas sur une route à sens unique). La descente est longue
facile sans mauvaise surprise que du plaisir pour tous.
Une fois à Vaise nous nous regroupons, un léger parfum de “ dommage déjà
fini ” flotte sur la troupe, mais c’est sans compter sur le facétieux
Benoît qui a encore une surprise en cadeau. Le retour s’effectue à
travers la gare routière de Vaise ce qui ajoute encore une goutte de
nouveauté à cette sortie. Dans la gare un chauffeur TCL nous cède le
passage très
courtoisement, mais d’un coup les talkies grésillent : la voiture qui
assure notre sécurité arrière est bloquée ! Les contrôleurs TCL n’ont
rien contre les rollers mais par contre les voitures Niet ! Heureusement
dès qu’ils réalisent que la voiture est bien un véhicule de sécurité et
non un night cluber en goguette, il la libère avec le sourire.
Le long des quais de Saône un dernier speed devant les Subsistances mais
Mes jambes ne répondent plus je n’ai plus de jus, il est temps
d’arriver.
En conclusion je n’aurais qu’une phrase : Merci Benoît !
Cordialement,
Jean-Michel
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